ADRESSE ET HORAIRES

Maison Célières
Maison du Livre
de la Nouvelle-Calédonie

21, route du Port-Despointes
Faubourg-Blanchot
98800 Nouméa

Tél. 28 65 10 ou 74 08 06 - Courriel : accueil@maisondulivre.nc 


Ouvert du mardi au vendredi de 11 h 30 à 16 h 30
Fermé au public le lundi 
Ouvert le 1er samedi de chaque mois.

PRESENTATION DE LA MAISON DU LIVRE


L’idée d’une Maison Célières rénovée dédiée au livre et à la littérature calédonienne date de 2001. Dès l’origine, il apparaît nécessaire que les acteurs calédoniens du livre disposent en propre d’un lieu consacré à la création et à la réflexion, interface avec le grand public, mais aussi outil au service des professionnels.

Dans cette perspective, la Maison du Livre de Nouvelle-Calédonie se veut tout à la fois :
· un lieu patrimonial médiatique et emblématique (connu de tous et facilement repérable depuis la rue) à protéger et à transmettre aux générations futures ;
· un centre contemporain de ressources (base de données actualisée : catalogue et ensemble des livres parus librement consultables, mise à disposition du public de tous les contacts, aide et accueil des permanents) à vocation territoriale et ouvert à tous ;
· un pôle de création (résidences d’écrivains, ateliers d’écriture et/ou de reliure d’art) ;
· un pôle d’animation (programmation d’une saison avec des actions à mener sur l’année en et hors les murs, à Nouméa, dans l’intérieur et jusqu’aux îles) ;
· un carrefour de réflexion et d’échanges entre des collectivités et des associations qui fonctionnent la plupart du temps indépendamment les unes des autres.

Le but de la Maison du Livre est, en effet, de fédérer, de mettre en réseau et en synergie (sur le plan local, comme à l’international, en liaison avec des organismes de même nature) les multiples partenaires du livre - sans pour autant se substituer aux structures déjà existantes et à leurs missions - afin de renforcer la coordination des acteurs du livre dans leurs projets à moyen et long terme.

Ainsi, l’un des enjeux majeurs de la Maison de Livre est de contribuer à développer en Nouvelle-Calédonie une politique concertée du livre et de la lecture, par la mise en place d’une réflexion et d’une coopération suivie entre les principaux acteurs du livre, privés (éditeurs, écrivains, animateurs de la lecture, diffuseurs-distributeurs, libraires…), associatifs, ou publics (gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, provinces, Mission aux Affaires culturelles, ville de Nouméa, bibliothèques, médiathèques).

La MLNC organise sur place (ou dans des lieux d’accueil, partout en Nouvelle-Calédonie), diverses manifestations : signatures, causeries, résidences, stages, ateliers, rencontres entre les acteurs du livre et le grand public.

Dans le même esprit, la MLNC doit faciliter l’accès à l’information et au conseil, apporter un soutien logistique aux auteurs débutants ou non, valoriser le patrimoine littéraire local, et bien sûr, susciter le goût de lire et le plaisir d’écrire.

Elle constitue, en outre, pour les associations membres et les écrivains invités et/ou en résidence, un lieu de réunion, de création et d’animation. Ils disposeront sur place de tout l’équipement nécessaire (téléphone, fax, Internet haut débit, photocopieuse, ordinateurs, imprimantes, scanner).

L’organigramme prévoit quatre permanents :
o un directeur chargé de mettre en œuvre les actions prévues chaque année par le bureau et l’assemblée générale, de faire le lien entre les différents adhérents, de gérer et d’animer la structure ;
o un assistant de direction ;
o un chargé de mission sur la filière livre, en charge de la promotion du livre calédonien ;
o un chargé de mission sur la création et l'animation du pôle de ressources et de conseil, et la conduite du chantier de la numérisation :
o un agent d'accueil.


SES ACTEURS
Le bureau de l’association La Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie est composé de :

Frédéric OHLEN, président de la MLNC
Nicolas KURTOVITCH, vice-président représentant l’AENC
Pierre FAESSEL, vice-président, représentant l’association des Libraires
Mireille LOPEZ-AGUILERA, vice-présidente de la MLNC, association Lire en NC
Manuel CASTEJON, secrétaire de la MLNC
Marc BOUAN, trésorier de la MLNC
Cathie MANNE, trésorière-adjointe, Book’in Distribution
Marina DUFERMON, membre du Bureau, association Témoignage d’un passé


SES PARTENAIRES

Le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
La Ville de Nouméa
La Mission aux affaires culturelles
La province Sud
La province Nord
La province Îles
La bibliothèque Bernheim
Le Vice-rectorat
La Médiathèque du centre culturel Tjibaou
L’association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie (AENC)
L’association des Éditeurs et Diffuseurs de la Nouvelle-Calédonie (AEDE)
L’association des Libraires de la Nouvelle-Calédonie
L’association Lire en Calédonie (LEC)
L’association Livre, mon ami
L’association API (Association des Professionnels de l’Information)
L’association pour le Développement des Arts et du Mécénat industriel et commercial (ADAMIC)
L’association des Amis du Livre et de la Reliure
L’Alliance Champlain


SES MISSIONS ET SES OBJECTIFS

La Maison du Livre a pour but de développer en Nouvelle-Calédonie une politique du livre et de la lecture par la mise en place d’une coopération suivie entre les personnes physiques et morales concernées. Elle intervient en faveur de tous les acteurs de la chaîne du livre : elle constitue un lien/un lieu entre les professionnels, les écrivains et le public, une structure qui rassemble, soutient, anime, aide, informe, encourage, conseille, forme, propose, participe…

* Favoriser, soutenir, promouvoir :

- La création littéraire contemporaine (prix, résidences, bourses).
- L’aide à l’édition et à la diffusion du livre calédonien en et hors du pays.
- Coordonner la présence des éditeurs et des écrivains sur les salons du livre, fournir le matériel promotionnel.
- Apporter un soutien logistique aux auteurs dans leurs projets.
- Faciliter l’acquisition, la conservation, la valorisation du patrimoine dans le domaine du livre et de la documentation.
- L’accès à l’information bio-bibliographique et à un fonds d’œuvres et d’ouvrages.
- L’accès à la lecture et à l’écriture auprès de tous les publics.
- Développer l’information, le conseil, la formation professionnelle.


* Animer la vie littéraire :

- Susciter et coordonner des actions d’animation telles que salons et concours.
- Faire découvrir la littérature contemporaine (colloques, causeries, conférences, expositions itinérantes), créer des passerelles entre lecteurs et textes littéraires.
- Permettre aux écrivains contemporains d’aller à la rencontre des publics.
- Favoriser le dialogue avec les autres expressions artistiques.
- Mettre en place des ateliers littéraires.
- Etre le partenaire de toute structure publique ou privée souhaitant recevoir des écrivains et/ou organiser des manifestations littéraires aux plans local, national et international.


* Favoriser l’accès au livre et à la lecture :

Prendre en compte les spécificités des différents publics, parfois isolés ou empêchés scolaires, personnels de l’Éducation, personnes hospitalisées, ou sous main de justice, maisons de quartier, tribus), en proposant aux professionnels concernés des outils et des méthodes pour mettre en œuvre des actions adaptées autour du livre et de la lecture (formation initiale et continue par voie de stages, séminaires, accompagnement des porteurs de projets, publications d’un bulletin de liaison).


* Valoriser le patrimoine écrit (et, en l’occurrence, architectural) :
- Sensibiliser le public à son existence et à sa fragilité.
- Lui offrir les moyens d’accéder à ce patrimoine.
- Contribuer à constituer, à sauvegarder et à diffuser les collections patrimoniales à travers un réseau documentaire.
* Former, informer, communiquer :
- Faire connaître les métiers du livre, favoriser les liens entre les professionnels.
- Mise en réseau avec des structures analogues en Métropole et à l’étranger.
- Proposer des rencontres entre les acteurs du livre afin de mutualiser les compétences et d’échanger les connaissances.

* Tenir compte de la spécificité du lieu, dédier/scinder les espaces disponibles en fonction de leur vocation propre :

À l’INTÉRIEUR :

Salle centrale : expositions temporaires, pôle multimédia et fonds documentaire (en consultation libre), présence de mobilier et de photographies d’époque.
Salles d’angle : rencontres/réunions, bureaux.

Au SOUS-SOL :

Ateliers de reliure, d’écriture, d’illustration, de fabrication de papier,
Exposition permanente de travaux d’art.

LE DISCOURS DE LA SIGNATURE DU BAIL

Discours prononcé le 2 mars 2010 à l’occasion de la signature du bail mettant la Maison Célières à la disposition de l’association Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie.
________

Monsieur le Maire,
Monsieur le Directeur des Affaires culturelles et coutumières, représentant le gouvernement,
Madame la représentante de l’État,
Madame la Vice-Présidente de la province Sud,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Il y a un an, presque jour pour jour, nous nous trouvions ici même pour signer une lettre d’engagement réciproque où vous nous réaffirmiez, M. le Maire, la ferme volonté de la ville de Nouméa de mettre à la disposition de la Maison du Livre la maison Célières. Vous nous assuriez aussi – je cite – de votre «indéfectible soutien à la vie et au devenir du livre calédonien ».

Nous étions alors quasiment sans budget, sans permanents, mais réunis par une même conviction : que l’écriture, sa promotion, son édition, sa diffusion sont nécessaires, que l’écriture participe de notre histoire et de notre condition, qu’elle est fondatrice de notre être secret et de notre corps social, car tout texte, j’en suis sûr, hors sa part de racines, se souvient de l’avenir.

Le pari a été tenu. Une centaine d’actions et d’opérations ont été programmées et menées in situ et en brousse : ateliers littéraires à Lifou, grâce à Lire en Calédonie, lectures, spectacle au Centre Tjibaou, présentations d’ouvrages, conférences, tables rondes, échanges avec le Vanuatu, cafés littéraires et expositions avec l’association des écrivains et la bibliothèque Bernheim, visites guidées en costumes avec Témoignage d’un Passé, ainsi que de fécondes et nombreuses rencontres avec les élèves et leurs enseignants.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, puis le Conseil consultatif du Livre et de l’accès aux savoirs n’ont pas tardé à valider la MLNC comme « Centre pour le Livre et l’Écriture de la Nouvelle-Calédonie ». La ville, la Province Sud et l’État ont accompagné ce processus et se sont à leur tour investis. Qu’ils soient ici tous remerciés de leur confiance et de leur engagement.

Restait à passer au stade supérieur : assurer encore mieux, à travers le pôle Lire un Pays, en lien avec l’association des éditeurs, la promotion du livre calédonien, assumer nos fonctions de ressources et de conseil, d’assistance à l’instruction des demandes d’aide, professionnaliser les métiers du livre et de l’information, intégrer les technologies numériques, en veillant à étendre constamment nos actions et nos animations à l’ensemble du territoire.

Sur une île qui produit entre 80 et 90 livres par an, dans un pays qui propose 13 prix littéraires, cet enjeu et ces objectifs ont du sens, parce que nous aimons tous passionnément cette terre, et que nous souhaitons tous la faire partager à d’autres.

Tel est le formidable défi que nous devons relever cette année avec une puissance de travail accrue, une base de concertation élargie et une implication encore plus grande de chaque association membre.

Avant de conclure, je voudrais saluer trois personnes. Tout d’abord, Gilbert Bladinières qui a beaucoup défendu ce projet, en ayant le cran de le rêver avec nous. Et puis Cyril Pigeau, à la veille de son départ, lui qui a dirigé durant 7 ans le Service de la Culture de la ville. Merci, Cyril, pour ton angélique patience, ton respect sans faille, ton goût du dialogue. Enfin, je voudrais vous présenter notre tout nouveau directeur – il n’a pris ses fonctions qu’hier : Jean-Brice Peirano, que je vous demande d’accueillir et de soutenir, car la tâche est immense.

Certains, je le sais, diront ou penseront impossible. C’est un mot que j’entends mais qu’aussitôt je récuse. Quelle belle excuse pour se dispenser d’oser, pour ne pas faire les pas ni les gestes. L’impossible pour nous, ici, n’est pas l’inaccessible, c’est le miracle chaque jour renouvelé du travail et de la volonté, afin que le rêve à la vie s’unisse dans le cœur des hommes.

Frédéric OHLEN

LE PASSE-LIVRES

Il s'agit d'une opération qui permet aux lecteurs de « jouer » avec les livres. C’est un informaticien américain de 37 ans, Ron Hornbaker, qui en a, en 2000, inventé le concept. La démarche consiste à « libérer » des livres, en clair de les laisser en évidence dans différents lieux publics pour que des lecteurs les trouvent, les lisent et les fassent de nouveau circuler en les remettant dans le circuit. On estime qu'il y a chaque jour dans le monde 500 nouveaux lecteurs qui commencent à pratiquer le jeu. Presque 200.000 joueurs par an !

À l’occasion de la manifestation « Livres dans la ville » qui a eu lieu en juillet 2006, des éditeurs et auteurs locaux avait déjà lancé une telle opération. L’expérience est maintenant renouvelée sur une plus grande échelle.

Le Passe-livres ne met pas en circulation des livres abandonnés ou perdus, il ne s’agit pas non plus de se constituer une bibliothèque personnelle à moindre frais. L'objectif est vraiment de mettre en place un réseau de lecteurs-joueurs qui partagent des livres et des émotions de lecture.

Après avoir été mise en sommeil pendant presque deux ans, l’opération a été relancée à partir du 10 mars 2009, avec l’espoir qu’elle puisse être poursuivie sur toute l'année 2009 et au-delà.

Quels livres ?

Pour alimenter le jeu, ses organisateurs disposent d’un stock de 300 livres donnés par les éditeurs, les auteurs et quelques particuliers. Le grand public sera sollicité à nouveau pour abonder ce fonds, puisque l’idée consiste bien justement à offrir un livre que l'on a aimé et que l'on veut faire partager aux autres « lecteurs-passeurs ».

Où trouver les livres ?

Tout est centralisé à la Maison du Livre. De là, les livres circulent partout ailleurs dans la ville, vers d'autres communes, voire dans tout le pays.

Pour plus d'information, visitez le site du Passe-livres

LE CARNET D'ECRITURE






Initiée en Métropole, à l’origine, par le Secours populaire, l’aventure du Carnet d’écriture est née, dans le Pacifique, de la volonté de Sylvie Couraud qui en a lancé l’idée lors du 4e salon du livre polynésien en 2005. Ce carnet d’écriture, tiré à 10 000 exemplaires comprend 16 pages blanches au format A5.


Distribué partout gratuitement, il est rempli par tous ceux qui souhaitent s’approprier et renseigner anonymement ce cahier, où figurent, avec un réservoir de mots pouvant également servir d’embrayeurs, 8 propositions d’écriture.

Exemples :
J’ai un rêve pour mon île…,
Je raconte l’histoire de ma famille…,
Ce qui me rend heureux…

Ces fascicules seront ensuite collectés, en vue d’éditer, cette fois, un livre d’expression populaire, florilège des réponses dessinées et/ou écrites les plus parlantes, les plus émouvantes.

Il s’avère que l’aventure du carnet d’écriture, tentée en son temps en Polynésie, a rencontré un formidable succès, ce qui a encouragé les promoteurs de la MLNC à proposer ici aussi cette formule.


Voici un extrait du carnet (page 3) :


CARNET D’ÉCRITURE 2009

Ce carnet est le tien, le vôtre.
C’est un espace d’expression ouvert à tous.
Vous êtes libre d’y écrire comme vous le voulez,
quelques mots, quelques phrases, ou beaucoup plus,
en français ou en langues kanak.
Vous pouvez écrire sur toutes les pages,
ou choisir celle(s) que vous préférez.

Un réservoir de mots vous attend à la première
et à la dernière page. Vous y trouverez des mots
qui vous inspireront peut-être et vous aideront.
Vous pouvez aussi dessiner et peindre sur le carnet.

Quand vous aurez terminé, n’oubliez pas
de nous le renvoyer. Toutes les bibliothèques
et points-lecture peuvent le réceptionner.
Vous pouvez également l’envoyer par la poste
à la bibliothèque Bernheim, BP G1, 98848 Nouméa.

Si vous êtes scolarisé, vous pouvez le remettre
à votre établissement, à votre instituteur,
ou à votre professeur qui nous le feront parvenir.

10 000 carnets gratuits circulent en Nouvelle-Calédonie.
Vos écrits seront rassemblés.
Les textes sélectionnés permettront de publier
un livre qui sera le vôtre, qui fera entendre votre voix.